« À Rome, le jeu du cerceau (trochus ou rota) que l’on pousse à l’aide d’un bâton (clavis ou virga) est perçu comme un loisir grec15. Horace16 précise qu’à son époque, il s’agit d’une mode grecque qui a supplanté la chasse et l’équitation : il parle du Graecus trochus pour souligner son origine étrangère en plein air sur le Champ de Mars, tout comme les jeux de balle et de lutte18. Ovide19, comme rappelé en introduction, assigne ce sport à la gent masculine, tandis que Sextus Empiricus20 rapporte que les jeux de balle (sphairai) et de cerceaux (trochoi) étaient réservés aux enfants et aux jeunes gens et non aux hommes adultes ni aux vieillards. Chaque année durant les ludi donnés en mars-avril, les jeunes gens de bonne famille participaient à des concours de cerceaux21. Le jeu était donc bien intégré dans les pratiques éducatives de l’Urbs à l’époque impériale et on peut supposer qu’il était même répandu dans tout l’Empire gréco-romain. Martial mentionne que sur les bords de la mer Noire, les jeunes garçons poussent leur cerceau sur les fleuves glacés ».
Photo : « 𝗝𝗲𝘂𝘅 𝗱’𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 », 𝗛𝗮𝗼𝘂𝘇, 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟰
𝗦𝗶𝘁𝗼, 𝗯𝗶𝗯𝗹𝗶𝗼 𝗮𝗻𝗱 𝗰𝗼
𝘊𝘦𝘳𝘤𝘦𝘢𝘶 𝘦𝘵 𝘱𝘦𝘵𝘪𝘵𝘦 𝘣𝘢𝘭𝘭𝘦 : 𝘥𝘶 𝘣𝘪𝘦𝘯𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘶 𝘫𝘦𝘶 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘴𝘢𝘯𝘵𝘦́

